"N'avoir plus grand chose a rêver mais écouter son coeur qui danse. Etre desepéré mais avec élégance. "

"N'avoir plus grand chose a rêver mais écouter son coeur qui danse. Etre desepéré mais avec élégance. "
J'avais pris la précaution, à la fin de l'été d'inscrire en gros et en gras :
"07 octobre
2009
La Danse, le ballet de l'Opéra de Paris."
J'avais aussi pris la précaution de trouer le papier à l'aide d'une punaise, pour le fixer au dessus de l'ordinateur.
Pour ne pas l'oublier, et parce que c'était comme ces évènements qu'on attend patiemment, et qu'on ne peut s'empêcher d'inscrire partout.
C'était voir la Danse ailleurs, et d'une manière différente.
Nous sommes arrivés en plein Lyon, et c'était bouché. La ville dynamique, les gens couraient, et les voitures reprenaient leur long manège dès que tout était vert.
L'aiguille courait aussi, comme si le temps accélérait aussi pour ne pas être en retard.
Un soir de presque hiver. Un vendredi soir, début de week-end.
Un cinéma inconnu sur une célèbre avenue.
Une entrée rapide en un empressement.
Et puis on a finit par traverser ce long couloir exigu et totalement noir. J'ai poussé la porte ayant l'espoir d'avoir loupé les publciités mais pas le début du film.
On a cherché un endroit où s'asseoir, et on a terminé sur le côté gauche de la salle, un peu sur le devant.
Il y avait des couples, des dames âgés, et quelques petites filles.
Je me suis enfoncé dans mon siège rouge, avec l'agréable sensation d'être gracieuse.
Mes jambes croisées, ma main droite tenant mon poignet gauche et un chignon mal fait laissant tomber sur ma nuque quelques mèches ondulées.
On a commencé par les toits de Paris.
Peu de dialogue, beaucoup de Danse. Et l'on ne peut prêter attention qu'aux corps, beaux, aux muscles étirés, aux tutus mis négligemment sur un pantalon fluide.
Il y a des danses silencieuses avec des corps qui s'emboitent parfaitement, et il y a celles un peu plus classiques avec la légèreté et la grâce qu'on leurs connait.
Il y a les paroles, les commentaires, et les corrections minutieuses.
Le business, la hiérarchie.
L'envers du décor.
La Danse ailleurs, dans de même fauteuil certes, et dans une salle sombre aussi parfois.
Le lieu bénit qu'on ne peut pas tous connaitre.
Comme si c'était le Vatican et ses secrets les plus enfouis.
Ils croient tous sans relâche comme ces religieux qui se vouent corps et âme à cet être sans visage.
Et moi je suis là, minable, à croire en eux pour croire en moi.
Le générique défile et la lumière nous découvre ces visages inconnus.
La pluie s'acharne, et Lyon est immense.

# Enviado em Segunda 09 Novembro 2009 08:47

C'était il y a un an déjà.

   C'était il y a un an déjà.

"Il y a ceux qui mettent une majuscule à la Danse,
et il a ceux qui n'en mettent pas."


# Enviado em Terça 03 Novembro 2009 04:37

Modificado em Terça 03 Novembro 2009 04:48

«Les gens ne croient plus à la mort. Ils croient à l'usure.» Sagan

  «Les gens ne croient plus à la mort. Ils croient à l'usure.»  Sagan


Un grand mur. Un grand mur caché par des tonnes de bouquins. Caché par d'inombrables mots. J'y déposerais un à un tous les livres et toutes les pages que mes doigts ont délicatement où avec empressement tournés. J'étalerais la paume de ma main sur leurs couvertures pour y enlever la poussière, pour nettoyer ce que le temps à rapidement recouvert. Je regarderais avec désespoir mais aussi avec ce sourire en coin, ces bouquins que j'aurais comme à mon habitude enmenés partout et qui en auront souffert. J'en réouvrirais certains, et relisant silencieusement pour une fois, ces phrases que d'un coup de crayons j'aurais encadrées. Je m'étonnerais surement de certaines lectures, et qui pourtant m'auront marqués, et je le sais aussi transfomés. Ce sera un peu comme des photos, je les regarderais avec mélancolies et avec des souvenirs précis mais un contexte vague. J'aurais la preuve de mon évolution, et la mélancolie du temps qui passe applatie entre ces pages. J'aurais par eux, le souvenir de ces mots-là, des votres et des miens, de ceux qui ne se publient qu'ici, et qui s'effacent pour l'infinit. J'aurais toutes ces phrases dans la boule qui se trouvera dans ma gorge, dans les lignes de mes mains, sur le bout des doigts. J'aurais ces pages froissés, salis et vieilles pour me raccrocher à cet endrois. Peut-être aurais-je la Danse au creux des reins, et une satisfaction sur les lèvres.


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# Enviado em Segunda 26 Outubro 2009 10:20

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Vous voyez, il y a des soirs comme ça où j'ai la sensation d'être passé à côté de ma vie.
[...]


Tu vois je suis là, minablement assise sur ce fauteuil noir. A croire que je ne sais faire que ça : "être minable". J'ai encore mon justaucorps, mes collants et mon chignon. Et tu sais quoi, j'aimerais encore avoir la Danse en moi. Je suis avachis, mon ventre se transforme en de gros bourlets, et mon dos est courbé. Pendant une heure et demie, je ne fais qu'effacer la confiance pour laisser place à l'incertitude. J'ai dansé comme si je n'en avais pas eu envie, bouffé par la peur de l'erreur. "C'est la fatigue, c'est un passage.", non je ne veux pas et je ne peux pas. Je ne peux pas laisser ces deux choses me voler mon moment de plaisir, m'envahir toute entière pour faire de moi la danseuse la plus médiocre. Allez vas-y Margot rassure-toi. C'est difficile d'être seule. Il n'y a que vos mots, vos images et votre Passion. Il n'y a que ça, parce que le jeudi matin je n'ai personne pour en parler, personne pour me demander si ça c'est bien passé. Je n'ai personne avec qui, tous les jours, je peux imaginer la Danse. Elle est là toute la journée dans ma tête et dans mon coeur, et c'est comme un amour caché; je ne peux pas en parler, parce que non les autres, mes amis pourtant ne comprennent pas. Je dois me rassurer seule, m'aider toute seule, pleurer toute seule. Je dois avancer seule. Sans rien dire, mais en faisant beaucoup. Parce que si il n'y a que ça qui me tient, alors c'est cela que je dois reussir, vraiment. Alors tu vois je suis sur ce fauteuil et on pourrait penser que je ne fais rien, rien. Mais en réalité j'aime et j'espère. Parfois je baisse les bras, et parfois je me prends en main.

Ca n'a même plus de forme, même plus une lueur de beauté.

# Enviado em Segunda 19 Outubro 2009 15:37

Modificado em Quarta 21 Outubro 2009 15:03

"C'était différent, et différement beau."

"C'était différent, et différement beau."


Je viens de relire quelques mots. J'ai bu ce que j'avais agréablement goûté il y quelques temps, et dont je m'étais imprégné. Vous voyez, j'ai retourné les pages que chaque jour j'appréciais découvrir.
Je me suis étonné moi-même d'y trouver un sens nouveau qui m'avait échappé. J'ai retrouvé des images stockés dans un dossiers, et que chacune j'associait à l'une de vous. Un dossier nommé "Danse", que les images la représentent ou non. J'ai attaché la plus grande importance au moindre petit mot. Je les ai accompagnés de la plus belle musique, et je leur ai confié ma plus grande concentration.
Je me suis fais un festin de mots, et je vous promets qu'il n'y a rien de meilleur. Ces milliers de saveurs donc de sentiments différents, et eux-mêmes uniques. Il y a les ingrédients qu'on décortique, ceux qui vous émoustillent, où encore ceux qui vous font mal au coeur. Il y aussi les inconnus, ceux qu'on avait oubliés, et puis les ingrédients auxquels nous sommes habitués.
C'était comme un repas où vous retrouvez des gens perdus de vue depuis des années, c'était joyeux et mélancolique. C'était du renouveau.


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# Enviado em Sábado 17 Outubro 2009 12:13

Modificado em Domingo 18 Outubro 2009 15:12

"Un verbe revenait toujours dans sa bouche, c'était le verbe 'Fulfill' (combler). 'I want to fulfill my life', disait-il. Et pour 'fulfill this life', il y avait eu, il y avait, et il y aura toujours la Danse, son Art. Il parlait de son Art avec ce respect inquiet des sauvages parlant de leurs totems."

"Un verbe revenait toujours dans sa bouche, c'était le verbe 'Fulfill' (combler). 'I want to fulfill my life', disait-il. Et pour 'fulfill this life', il y avait eu, il y avait, et il y aura toujours la Danse, son Art. Il parlait de son Art avec ce respect inquiet des sauvages parlant de leurs totems."


Là-bas j'ai tout le Bonheur qu'il me faut. J'ai la Danse. J'ai la barre, le sol, le mirroir, des autres danseurs et une professeur que j'admire profondément. J'ai le lieu le plus approprié pour entretenir la Passion. J'apprivoise la technnique, la confiance, et j'ai dès le premier jour éprouvé un incompréhensible plaisir.
Et pourtant ça ne se voit pas. J'ai toujours gardé au plus profond de moi ce secret qu'est la Danse. Je l'ai protégé pour ne pas l'user ni le salir. Et aujourd'hui, même si elle le sait, même si elle est consciente de cette réelle Passion, elle n'a pas le plaisir de voir un sourire discret lorsque je danse.
Je suis déterminé, et je m'accroche à la technique, perdant toute notion de "liberté". Je ne suis jamais sûr, et je ne prends pas ce temps d'interpréter vraiment. Et je me sens bien pourtant. J'apprécie la sueur, la douleur, la rigueur que me donne la Danse. Mais je ne suis pas capable de l'exprimer. Mais merde, c'est ça la Danse, c'est l'expression avant tout, avant la technique, les costumes, la beauté.
C'est mon coeur qui bat pour elle, c'est mon sang qui s'agite quand je danse, c'est les longs moments où j'ai le temps de me faire belle pour elle. C'est ce plaisir inexprimable que je dois traduire.
"Belle", c'est sourire, c'est aimer et savoir le montrer. C'est pour une fois, pouvoir "parler" de cette amour.

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# Enviado em Domingo 11 Outubro 2009 13:33

Modificado em Sexta 16 Outubro 2009 16:03

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J'ai envie de pleurer la Danse.
J'ai envie de l'aimer très fort.
J'ai envie de la créer.
J'ai envie de savoir l'éxécuter comme si je l'avais inventée.
J'ai envie de la manger.
J'ai envie de la soigner.
J'ai envie de la serrer dans mes bras.
J'ai envie de l'embrasser.
J'ai envie d'en peindre mon corps tout entier.
J'ai envie de la regarder.
J'ai envie de la coiffer.
J'ai envie de l'amuser.
J'ai envie de la faire voyager.
J'ai envie de l'habiller.
J'ai envie de l'écrire.
J'ai envie de la lire.
J'ai envie de la prier.
J'ai envie de lui sourire.
J'ai envie de la cacher.
J'ai envie de la dessiner.
J'ai envie de la boire.
J'ai envie d'en être soûl.
J'ai envie de la fêter.

J'ai envie d'en parler.
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# Enviado em Quinta 08 Outubro 2009 15:27